Encore une journée de plus à déambuler dans les rues de ma très chère nouvelle ville.
Cet après-midi c'était congé, monsieur le professeur de mathématiques étant absent, je me suis décidée à explorer les fins fonds de Cork. Car en effet, avec Annie, nous avons l'habitude d'aller tout le temps dans les mêmes endroits, pubs lors de nos sorties et donc, il me reste encore pas mal de choses à découvrir.
De plus que cette fois-ci, j'étais seule. Aucune tentation ne se livrait à moi comme « Allez s'Il te plait ROSEUH ».
Je tiens quand même à préciser à tous blogeurs de passage habitant « je ne sais où », que Cork a été désignée lors de l'année 2005 « Capitale européenne de la culture ». Et oui rien que ça en effet...
Je me décide à aller à Cork city, voir les magnifiques magasins de prêts à porter des plus chics, histoire de rêver.
Je prends le bus jusqu'au Patrick's Quay qui se situe près des rues commerçantes car mes chaussures me font décidément trop mal et je vais suffisamment souffrir à travers les boutiques.
Soudain, je n'en crois pas mes yeux ! En face de moi, un Brown Thomas dans toute sa splendeur. Il est là, me regardant, il me fait de l'½il, j'hésite... Après trois minutes, à être restée plantée devant la vitrine, je me lance.
Mais attention, je me suis donnée une et une seule obligation, celle ne pas regarder les étiquettes indiquant le prix le plus possible, elles me rappellent constamment que vous n'avais que vingt euros en poche.
Et c'est parti.
Mais j'ai à peine le temps de poser un pied dans ce domaine, qu'une femme en uniforme de travail vient directement m'agresser in english please. Je ne comprends pas tout, elle me fait peur, j'essaye d'articuler quelques « sorry » en me tournant directement vers la sortie en courant.
Ce fut donc très bref mais je ne m'attendais pas non plus à grande chose avec mon jeans déchiré dans le bas et mes Convers usées. C'est vrai je ressemble à tout sauf à ces dames qui entrent la tête bien haute dans ce genre de magasins.
Je ne me laisse pas abattre, je vais prendre l'une des rues perpendiculaires.
Une heure et demi plus tard, je me retrouve dans un pub, une bière à la main regardant mon seul et unique achat de la journée : un bracelet. Il est de couleur verte rappelant le saint patron des Irlandais ( et aussi mon pull de la même couleur ),au bout pend un petit trèfle à quatre feuilles.
J'aime tellement m'imprégner de l'ambiance irlandaise, les petites rues colorées et ses commerçants. J'en oublierais presque qu'un devoir d'anglais m'attend sur mon bureau.
Le téléphone sonne d'un bruit si aigu que tout le monde se retourne sur moi.
C'est Annie, je décroche. On parle de tout et n'importe quoi, demain soir je vais chez elle pour la revoir car avec nos cours, cette démarche devient de moins en moins évidente...
Il est temps, je dois rentrer avant mes parents. J'ai la possibilité de regarder un magnifique couché de soleil mêlant le rose et le bleu. Une et une seule chanson convient à cet instant précis. ***
L'émotion est trop forte, un petit bonhomme nommé nostalgie me traverse, je revois tous ceux que j'ai laissés en France. Il y a des moments durs que ça...
Rose
° ° °
Cet après-midi c'était congé, monsieur le professeur de mathématiques étant absent, je me suis décidée à explorer les fins fonds de Cork. Car en effet, avec Annie, nous avons l'habitude d'aller tout le temps dans les mêmes endroits, pubs lors de nos sorties et donc, il me reste encore pas mal de choses à découvrir.
De plus que cette fois-ci, j'étais seule. Aucune tentation ne se livrait à moi comme « Allez s'Il te plait ROSEUH ».
Je tiens quand même à préciser à tous blogeurs de passage habitant « je ne sais où », que Cork a été désignée lors de l'année 2005 « Capitale européenne de la culture ». Et oui rien que ça en effet...
° ° °
Je me décide à aller à Cork city, voir les magnifiques magasins de prêts à porter des plus chics, histoire de rêver.
Je prends le bus jusqu'au Patrick's Quay qui se situe près des rues commerçantes car mes chaussures me font décidément trop mal et je vais suffisamment souffrir à travers les boutiques.
Soudain, je n'en crois pas mes yeux ! En face de moi, un Brown Thomas dans toute sa splendeur. Il est là, me regardant, il me fait de l'½il, j'hésite... Après trois minutes, à être restée plantée devant la vitrine, je me lance.
Mais attention, je me suis donnée une et une seule obligation, celle ne pas regarder les étiquettes indiquant le prix le plus possible, elles me rappellent constamment que vous n'avais que vingt euros en poche.
Et c'est parti.
Mais j'ai à peine le temps de poser un pied dans ce domaine, qu'une femme en uniforme de travail vient directement m'agresser in english please. Je ne comprends pas tout, elle me fait peur, j'essaye d'articuler quelques « sorry » en me tournant directement vers la sortie en courant.
Ce fut donc très bref mais je ne m'attendais pas non plus à grande chose avec mon jeans déchiré dans le bas et mes Convers usées. C'est vrai je ressemble à tout sauf à ces dames qui entrent la tête bien haute dans ce genre de magasins.
Je ne me laisse pas abattre, je vais prendre l'une des rues perpendiculaires.
° ° °
Une heure et demi plus tard, je me retrouve dans un pub, une bière à la main regardant mon seul et unique achat de la journée : un bracelet. Il est de couleur verte rappelant le saint patron des Irlandais ( et aussi mon pull de la même couleur ),au bout pend un petit trèfle à quatre feuilles.
J'aime tellement m'imprégner de l'ambiance irlandaise, les petites rues colorées et ses commerçants. J'en oublierais presque qu'un devoir d'anglais m'attend sur mon bureau.
Le téléphone sonne d'un bruit si aigu que tout le monde se retourne sur moi.
C'est Annie, je décroche. On parle de tout et n'importe quoi, demain soir je vais chez elle pour la revoir car avec nos cours, cette démarche devient de moins en moins évidente...
° ° °
Il est temps, je dois rentrer avant mes parents. J'ai la possibilité de regarder un magnifique couché de soleil mêlant le rose et le bleu. Une et une seule chanson convient à cet instant précis. ***
L'émotion est trop forte, un petit bonhomme nommé nostalgie me traverse, je revois tous ceux que j'ai laissés en France. Il y a des moments durs que ça...
Rose



